dimanche 24 septembre 2017

Je suis un zèbre

Titre : Je suis un zèbre
Auteur : Tiana
Traducteur : Payot
Pas de collection particulière
Nombre de pages : 167
Résumé :
Depuis toute petite, Tiana tourne en rond dans un enclos de questionnements et d'angoisses étranges.
Au collège, elle souffre de se sentir différente. "A l'adolescence, on ôtveut juste être normal". Elle devient l'objet de moqueries et de brimades. Alors qu'elle était une excellente élève, elle décroche scolairement, sombre dans la dépression et est hospitalisée à tout juste treize ans. Les médecins désorientés, la traitent un temps pour schizophrénie. Jusqu'au diagnostic qui la sauve : enfant précoce. Ou plutôt zèbre. Tiana préfère. Ce qui change tout pour elle, c'est la reconnaissance de ses forces et fragilités si caractéristiques des surdoués : acuité d'esprit, hypersensibilité, décalage. Tiana va se libérer, s'apprivoiser, se réconcilier avec elle-même et avec les autres.
Un très beau témoignage, authentique et percutant, qui aidera les enfants et ados concernés, ainsi que leurs parents, à trouver leur force et leur chemin
Tiana, 18 ans, artiste en herbe, vit à Marseille.

Aujourd'hui, on se retrouve pour parler d'un livre un peu particulier. Un livre que j'ai lu il y a à peu près une semaine ( bon, j'avoue, je suis nettement à la bourre en terme de chroniques ), et qui se démarque par le fait que ce n'est pas un roman mais un témoignage. C'est une amie qui me l'a offert, elle savait à quel point ça allait m'aider.

Alors oui, cette chronique risque de ne pas être comme les autres, pas très organisée, pas très critique justement. Justement, je voudrais parler de mon ressenti et aussi faire un point sur toutes les croyances qui collent aux zèbres, ou enfants précoces, surdoués, à haut potentiel.

Parce que oui, je suis une zèbre, moi aussi. Oui, j'en ai énormément souffert, et j'en souffre toujours aujourd'hui.

Alors, d'abord, concernant les préjugés : non, être enfant précoce ne rime pas avec plus intelligent ( c'est d'ailleurs pour cela qu'on commence à préférer l'appellation de zèbre, qui n'induit aucune idée de supériorité intellectuelle ). Même si on a un QI plus important que la moyenne, cela ne veut pas dire qu'on est plus intelligents, ou qu'on réussit mieux à l'école. Non, être un zèbre veut dire que l'on pense différemment, et, par conséquent, qu'on est en décalage avec les autres, avec le reste du monde. Ce qui signifie qu'on peut aussi bien être très bon à l'école, en terme de résultats purs ( ce qui est mon cas ) ou bien ne pas du tout réussir à rentrer dans le moule, à fonctionner comme on nous le demande, ce qui est par exemple le cas de Tania.

Mais être un zèbre, c'est aussi souffrir de ce qu'on peut considérer comme des handicaps dans la vie, et notamment dans le microcosme scolaire. Déjà, l'hypersensibilité - ma mère me dit souvent que je suis une éponge émotionnelle, et c'est exactement ça ! Je pleure pour un rien, et surtout je ressens les émotions des autres, inconsciemment, et je les " absorbe ", ça joue sur moi. Il y a aussi les angoisses profondes, existentielles, qui me hantent. Les questions sur la vie, la mort, et ma peur viscérale de la mort et du temps qui passe.

Il y a le profond décalage avec les autres, qui rend l'intégration si difficile, à l'école. J'en ai souffert, j'en souffre encore... un sentiment de décalage avec les autres, l'impression de ne pas les comprendre, de ne pas vivre sur la même planète.

Bref, tous ces choses évoquées, passons à mon ressenti par rapport au livre. Je pense pouvoir affirmer que je n'ai jamais été confrontée à un texte qui me parle autant, un texte qui reflète qui je suis. J'ai énormément pleuré face à ce témoignage parce que, bien que nous ayons des parcours différents, Tiana et moi avons beaucoup, beaucoup en commun. J'ai beaucoup de mal à exprimer avec exactitude l'émotion qui m'a prise à la gorge alors que j'avançais dans ma lecture.

Tania réfléchit sur ce qui lui est arrivé, sur sa condition, sur son avenir. Sa voix m'a guidée dans ce voyage au plus profond de moi-même, et je ne lui serai jamais assez reconnaissante.

Franchement, que vous soyez ou non un zèbre, ce livre est quelque chose d'inestimable, quelque chose à lire, parce que ça ouvre les yeux. Par ailleurs, si vous avez la moindre question, je suis tout à fait disposée à en parler avec vous !

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samedi 23 septembre 2017

Le dragon de glace

Le dragon de glace par EngströmTitre : Le dragon de glace
Auteur : Michael Engström
Traducteur : Anna Marek
Editeur : La joie de vie
Collection Encrage
Nombre de pages : 346
Résumé :
Quand il a peur, le dragon de glace lui tord le ventre... Vivant une enfance difficile dans la banlieue de Stockholm, Mik mène sa vie comme il peut. Son frère aîné partage ce quotidien. Ensemble, ils tentent de sauver les apparences pour le monde extérieur et les autorités sociales. Mais bientôt Mik est placé en famille d'accueil. Alors commence la conquête de la liberté.

Le résumé, très tentant, bien que court, m'a tout de suite séduite, et j'ai immédiatement eu envie de lire ce livre. Je l'ai donc emprunté à la médiathèque, et me suis donc plongée dedans avec joie et impatience, surtout que la Suède est un pays qui m'attire beaucoup.

Immédiatement, j'ai été happée par l'ambiance tellement particulière que l'auteur construit dans ce roman. Il y a vraiment un je-ne-sais-quoi indéfinissable, qui rend ce roman inoubliable et unique. Vraiment. C'est d'abord dans les lieux décrits, qui contrastent beaucoup mais se complètent ( le petit village perdu au milieu de nulle part, c'est le bonheur sur terre ). Mais aussi dans la plume de l'auteur. Il a une manière, extrêmement poétique, de décrire les choses, qui nous fait voyager, et nous fait monter sur des montagnes russes émotionnelles. J'ai pleuré, j'ai un peu ri, j'ai été extrêmement touchée. Et j'ai été emportée par cette ambiance presque onirique.

J'ai eu d'abord, sur les premières pages, un peu du mal à m'attacher au personnage principal, Mik. C'est en effet un personnage très complexe et assez compliqué à suivre, son côté enfant à problèmes m'a d'abord déconcertée, mais très vite, je me suis attachée à lui, j'ai fait corps avec lui, bref, je l'ai adoré. Son ambiguité, d'abord déconcertante, a finalement fait que je l'ai trouvé inoubliable. Tous les autres personnages sont parallèlement ambigus, et, finalement, ça a marché avec tous. Cette manière de décrire, de construire les protagonistes est profondément originale et, encore une fois, ça m'a beaucoup plu. Mention spéciale aux deux frères, qui m'ont vraiment touchée, ce sont des personnages inoubliables.

L'intrigue est un peu plus complexe que ne le laisse paraître le résumé, mais justement, elle m'a vraiment convaincue. J'ai été happée par l'histoire, impossible de s'en détacher ! En plus de la grande poésie qui règne sur le roman, l'auteur manie à merveille l'outil narratif et s'en sert pour créer des retournements de situation, à ménager son souffle, à tenir le lecteur en haleine. Une réussite totale, donc, qui m'a vraiment convaincue. La fin, particulièrement, m'a émue, et m'a retourné les tripes : c'était juste magnifique !

Un magnifique roman, poétique, mais aussi réaliste, abordant des thèmes importants, avec des personnages particulièrement ambigus et attachants. A découvrir de toute urgence !

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5/5

dimanche 17 septembre 2017

Magisterium, tome 3 : La clé de bronze

https://www.pocketjeunesse.fr/wp-content/uploads/Catalogue/9782266237093.jpgTitre : La clé de bronze
Tome 3 de la série Magisterium
Auteurs : Cassandra Clare et Holly Black
Traducteur : Julie Lafon
Editeur : Pocket Jeunesse
Pas de collection particulière
Nombre de pages : 283
Résumé :
Depuis que la guerre est finie et que l'Ennemi de la Mort est...et bien, mort ; Callum, Aaron et Tamara doivent faire face à un nouveau problème : dans ce nouvel ordre où les Makaris ne sont plus indispensables, ils sont considérés comme une menace.
Dans le même temps, le trio doit mener l'enquête pour découvrir qui est l'espion qui tente de les supprimer.

J'avais eu un gros coup de coeur pour le tome 1 de cette série, et bien que, deux ans après, lorsque j'ai lu le tome 2, mes critères aient bien changés, j'ai pris énormément de plaisir à le lire. Lorsque, à peine 3 mois après ma lecture de ce dernier, j'ai retrouvé le tome 3 à la médiathèque, je n'ai pas hésité une seule seconde et me suis plongée dans une lecture qui promettait d'être savoureuse !

Encore une fois, la lecture a été addictive. Impossible de lâcher le livre une fois commencé, et les presque 300 pages ont défilé sans que je m'en rende compte ! Encore une fois, tout était là : action, rebondissements, révélations qui s'enchaînent... j'ai eu le plus grand mal à me détacher de ma lecture, et, une fois la fin arrivée, je n'avais plus qu'une envie : lire la suite ! Le début est dans la lignée des autres tomes et fait finalement énormément penser à Harry Potter, mais la fin est réellement surprenante, déchirante, et fait pivoter la série à 90° ! Cette fin m'a vraiment émue, surprise, et en même temps j'étais contente que les auteurs se détachent réellement de la mythique saga avec laquelle les ressemblances étaient parfois frappantes... Du coup, forcément, j'ai vraiment, vraiment très envie de savoir la suite, avec la sensation que ce tome est le tome-charnière de la saga, et que plus rien ne sera comme avant ( un peu comme le tome 4 d'Harry Potter, en fait ).

La plume des auteurs est toujours aussi agréable à lire. Fluide, efficace, employant un vocabulaire relativement riche, elle traduit parfaitement l'aisance de la collaboration entre les deux auteurs. C'est vraiment lisse, si bien qu'on a l'impression que les auteurs ne font qu'une, et c'est particulièrement admirable !

Les personnages, encore une fois, m'ont totalement séduite. Callum est vraiment attachant, et son côté anti-héros est très fascinant, ce qui renforce l'addictivité du roman. De leur côté, Tamara et Aaron gagnent en profondeur, ce qui est toujours appréciable... tout comme Jasper, qui devient de moins en moins agaçant et se fait une bonne place dans le roman. Carnage est toujours aussi adorable, et j'ai adoré découvrir le père de Callum sous un jour beaucoup plus favorable qu'avant.

Un troisième tome-charnière à la hauteur de ses prédécesseurs : j'ai été emportée par ma lecture, grâce à l'intrigue menée d'une main de maître et la plume des auteurs. Si seulement je pouvais trouver la suite maintenant...

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5/5

dimanche 10 septembre 2017

Nouvelles histoires extraordinaires

Titre : Nouvelles histoires extraordinaires
Auteur : Edgar Allan Poe
Traducteur : Charles Baudelaire
Editeur : Le Livre de Poche
Pas de collection particulière
Nombre de pages : 252
Résumé :
L'homme est lui même et ce qu'il se cache. Ce secret hanta Edgar Poe. Le descendant de la maison Uscher qui croit que sa soeur est morte, l'assassin du chat noir et William Wilson sont victimes de leur double, le cousin de Bérénice l'est e sa névrose obsessionnelle, le peintre du portrait ovale, de son art.
Dans ces nouvelles fantastiques, prolongement des histoires extraordinaires, les cadavres se promènent, un sourire ironique aux lèvres, les femmes sont "belles comme un rêve de pierre", et la mort clôt chaque récit. L'envoutement est total, l'horreur atteint son point culminant et pourtant, la réalité est là, tangible, pour chasser l'irrationnel. Fasciné par cette œuvre américaine, Baudelaire l'a traduite admirablement et rendue célèbre dans le monde entier.

J'avais passé un très bon moment avec les Histoires extraordinaires de Poe, et j'avais donc très envie de me replonger dans son univers si particulier... Aussitôt dit, aussitôt fait, je me suis plongée dans ma lecture et me suis laissée emportée dans ces nouvelles d'horreur qui reflétaient parfaitement bien ma réalité ( rapport à la rentrée, vous savez ).

Le recueil contenait cette fois-ci 23 nouvelles, donc beaucoup plus que la fois précédente. Du coup, les nouvelles étaient plus courtes et c'était vraiment mieux je trouve, le rythme était encore plus dynamique, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde ! En outre, le recueil était divisé ( implicitement ) en deux grandes parties : nouvelles d'horreur, très sombres, et nouvelles de " voyage " avec des liens avec l'Egypte antique, et des conversations métaphysiques. Si j'ai nettement préféré la première partie, qui m'a vraiment fait frissonner, j'ai également beaucoup aimé les quelques nouvelles " métaphysiques ", qui ouvrent une belle réflexion. Il y en avait également trois que j'avais déjà étudié en cours : Petite conversation avec une momie, en cours de français de 4eme ( vous vous doutez que c'est une nouvelle " de voyage " ) et Le coeur révélateur et La barrique d'Amontillado, que j'ai étudiées en cours de littérature anglaise en seconde ( celles-ci sont nettement orientées horreur ). Si j'ai pris beaucoup de plaisir à les redécouvrir, j'ai également adoré le fait d'en découvrir de nouvelles, et j'ai passé un excellent moment.

Encore une fois, j'ai été emportée par la plume de Poe : elle provoque de nombreuses émotions, parmi lesquelles la peur, et parvient à créer une atmosphère, une ambiance très sombre, qui fait frissonner le lecteur. Poe crée son univers propre, et emmène le lecteur à l'intérieur. Vocabulaire riche, étendu, descriptions minutieuses - tout est fait pour donner une impression de réel. Oubliant le présent, je me suis laissée prendre au jeu et suis entrée dans l'univers sombre et torturé de l'auteur.

Un second recueil que j'ai adoré, peut-être un peu plus que le premier : les nouvelles sombres de Poe m'ont fait frissonner, trembler et m'ont emportée loin, à toutes les époques et aux quatre coins du monde. Si vous ne l'avez pas déjà fait, je vous conseille de lire au moins quelques-uns des nouvelles de Poe, si ce n'est un recueil entier !

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5/5

vendredi 8 septembre 2017

Le temps des lézards est venu

Le temps des lézards est venu par PriceTitre : Le temps des lézards est venu
Auteur : Charlie Pryce
Traducteur :
Editeur : Editions Thierry Magnier
Pas de collection particulière
Nombre de pages : 240
Résumé :
Pas facile tous les jours de vivre seul avec une mère en proie à des hallucinations. Aussi lorsque Ben rencontre Marco à l'hôpital qui lui propose d'aller en l'an 4000 chercher des médicaments pour guérir leurs mères. Ben est assez séduit malgré l'étrangeté de discours. En l'an 4000, la vie paraît si facile, si tranquille... A la croisée de la science-fiction et du fantastique, Le temps des lézards est venu est une évocation saisissante de la folie. Un labyrinthe dans lequel on se perd parce que tout est plausible. 

Le titre et le résumé, un peu loufoques, se distinguant du reste, m'ont tout de suite attirée, et m'ont convaincue de l'emprunter à la médiathèque. J'ai un peu tardé avant de le commencer, mais je me suis dit qu'avant la rentrée, c'était une lecture détente idéale.

Niveau idée de base, univers, tout ça, je trouvais ça très original, un peu loufoque, mais sympathique. Mais vraiment, c'est assez peu vu, ce type d'intrigue... déjà, le traitement de thèmes importants comme la folie et la relation à des gens qui ont des maladies de type schizophrénie, bipolarité, est peu vu dans la littérature jeunesse ( quoique si, ça se développe maintenant, mais je n'en avais jamais vraiment lu ) et le choix de ce fil conducteur est vraiment profondément original. L'auteur traite bien les thèmes qu'il veut aborder, ça fait plaisir à lire...

Mais. Il y a un mais. Et pas qu'un petit. Je trouve qu'en terme de structure, l'auteur a un peu raté le truc( mais comment je parle, moi, aujourd'hui ! C'est les cours qui m'ont détraqué le cerveau ). En réalité, c'est totalement, irrémédiablement flou. L'auteur veut faire un mélange de trop de choses, ce qui crée un gros tas embrouillé, flou et emmêlé, en guise d'intrigue ( pour la comparaison on repassera ). Du coup, forcément, la lecture n'est pas forcément toujours agréable. Il faut s'accrocher pour suivre l'auteur dans ses délires... Forcément, il y a des moments où on a envie d'arrêter, des moments où on s'ennuie parce que l'auteur nous a perdu... à vouloir faire trop de méandres, trop d'effets, trop d'allers-retours, l'auteur m'a un peu perdue et c'était bien dommage.

Côté personnages, j'ai beaucoup aimé le personnage principal : il est attachant, il doute, il essaie de s'en sortir, il se débat, et ce sont des qualités, des caractéristiques que j'apprécie toujours chez les personnages. Sa mère m'a également beaucoup touchée, émue. Mais ensuite, aucun des autres personnages ne m'a vraiment convaincue, Marco parce qu'il est trop incompréhensible, trop nébuleux, trop lointain... et les autres sont trop peu creusés pour vraiment créer des liens.

Une lecture assez mitigée avec ce roman, l'univers un peu loufoque est très intéressant, mais malheureusement très mal construit, ce qui fait qu'on a du mal à s'y retrouver... c'est un peu dommage !

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3/5