dimanche 19 novembre 2017

Le prix Clara 2017- Présentation

Comme je vous le disais tout à l'heure, je compte bien vous présenter, tout d'abord, mes 7 co-lauréats et leurs nouvelles ( et la mienne aussi, quand même ). Dans une seconde partie d'article, je compte vous présenter le prix ( pour d'éventuelles participations si le coeur vous en dit ) et les moyens de l'acheter...

Donc donc donc.

Sans plus attendre, allons-y.

Prix Clara 2017


J'ai pensé qu'il serait sympathique de parler d'une manière un peu originale de nos nouvelles en leur associant à chacune une couleur de l'arc-en-ciel, à savoir rouge, orange, jaune, vert, bleu, violet, indigo, et puis rose pour que cela fasse huit.
( Je me sens d'humeur poète ce soir ). 

Bref, commençons ! Comme l'ordre du recueil, qui est par ordre alphabétique, découvrons ( découvrez, plutôt ) les petites pépites qui composent ce recueil.

Amélie Gyger, Le Rôle d'une Mère

La lauréate : Amélie a 17 ans, bientôt 18 et elle est suisse. Aînée d'une fratrie de 6 enfants, c'était sa dernière chance de participer et sa quatrième tentative... tentative couronnée de succès puisque la voilà avec nous ! Si je ne devais garder qu'un adjectif pour la qualifier, ce serait la gentillesse, car elle en déborde et ça se voit !

Sa nouvelle : Si on ne devait garder qu'une seule couleur pour définir la couleur de la nouvelle d'Amélie, ce serait le jaune. Une couleur tendre, chaleureuse, réconfortante, mais aussi vive, pleine de vitalité. Comme l'indique parfaitement le titre, ça parle du rôle d'une mère - à vous d'en découvrir les modalités ! 

Chloé Kerlau, RER A

La lauréate : Chloé a 16 ans, vit en Bretagne et est actuellement en Terminale S. Elle aime lire et écrire ( non, sans blague ), Bottero, Jane Austen, Harry Potter, les maths... et plein d'autres choses encore. En outre, c'est une jeune fille pleine de vitalité, d'humour et d'amour ! 

Sa nouvelle : Une couleur ? Le vert. Cela peut sembler contradictoire avec le titre, RER A, qui inspire plus au lecteur, à première vue, des bouffées de grisaille... Mais croyez-moi sur parole, la teinte exacte de cette nouvelle est précisément le vert. Un beau vert, éclatant, plein d'espoir et de vitalité.

Claire Kozlow, Imagine Girls Like Girls

La lauréate : Claire vit à Bordeaux, est âgée de 16 ans et est depuis septembre en 1ere L. Elle a vécu dans trois pays différents, a commencé à écrire à 9 ans et adore Boris Vian... Mais c'est surtout une personne incroyable, pleine d'humour et de tendresse ! 

Sa nouvelle : Le rose colle parfaitement à cette nouvelle, dont le titre en anglais commence déjà par se distinguer. Vous ne serez pas déçus : cette nouvelle est, tout comme le rose, très tendre, très douce, mais aussi avec des traces de rouge, de violence, de passion...

Cléa ( pseudonyme ), La Pie

La lauréate : Cléa étant donc un pseudonyme, la jeune fille qui se cache derrière a 16 ans, est également en 1ere L et habite en région parisienne. Outre la lecture et l'écriture, elle adore le chant... Pour moi, c'est avant tout une jeune fille caractérisée par sa douceur et sa tendresse. 

Sa nouvelle : La couleur de cette nouvelle, c'est le violet. Mais un violet lumineux, plein de douceur et de tendresse ! Déjà parce que l'héroïne s'appelle Violette. Mais avant tout parce que c'est une nouvelle très tendre, un mélange de chaleur et d'un peu de froideur hivernale... bref, un mélange parfait qui vaut le détour !

Maélis Letté-Branche, Chili 73 

La lauréate : Maélis a 14 ans, bientôt 15 ( ce qui fait d'elle la benjamine de cette année ! ), vit en région parisienne où elle fait actuellement sa seconde. Elle passait ce matin sur RTL ( aux côtés d'Amélie et Victor : allez vite réécouter l'extrait ! ) et vous pourrez constater qu'elle parle d'une manière juste incroyable... Je pense que nous avons réellement une candidate à la présidentielle qui s'ignore dans nos rangs !

Sa nouvelle : Cette nouvelle est totalement dans les tons orange, mais pas le orange solaire qu'on connaît tous : le orange menaçant, agressif, qui impressionne et donne envie de s'enfuir en courant, tout en continuant à lire, passionné. Un concentré d'émotions ! 

Gabrielle Mpacko Priso, Le Chaperon Rouge

La lauréate : En première année de licence de maths, dans une fac de sciences de la région parisienne, Gabrielle a 16 ans et est l'aînée d'une famille de trois enfants. Comme moi, elle a découvert l'existence de ce prix grâce à l'Actu ( sauf que moi, ça fait des années que je procrastine ) et a envoyé sur un coup de tête. Coup de tête qui a payé...

Sa nouvelle : J'imagine que vous vous en doutiez, mais la couleur qui va à ce texte, c'est sans contexte le rouge. Outre le titre, déjà assez révélateur, la raison pour laquelle cette couleur est parfaitement est l'ambiance de la nouvelle, qui me fait penser à un rouge très, très sombre, peu lumineux, un rouge un peu inquiétant que les rayons du soleil peinent à illuminer...

Victor Plantefève, Une vidéo 

Le lauréat : Victor a écopé du dur rôle d'être le seul garçon au milieu de 7 filles - le jour de la remise de prix, sur la conversation Whatsapp... que d'instants sans nul doute étranges pour lui ( enfin, faut pas abuser non plus ). Sinon, il est en terminale S dans la région parisienne et fête bientôt ses 17 ans... dernier fait à son propos : il a le manteau d'Albert Camus !

Sa nouvelle : Je pense que l'indigo colle parfaitement à la nouvelle de Victor. Un peu sombre, mais sans l'être vraiment, cette couleur m'inspire une vision de rues de banlieue parisienne alors que la nuit tombe... image que suscite en moi sa nouvelle. L'indigo ne rentre dans aucune case : tout comme Une vidéo...

Lilou Marbais, Jusqu'au bout ( ouiii, c'est moi ! )

La lauréate : Depuis le temps, j'imagine que vous me connaissez un minimum, je vous passe les faits que vous avez lu et relu depuis le temps que je raconte ma vie ici. Alors, à la place, je vous raconte comment j'ai découvert le Prix Clara : il y a quelques années, j'étais abonnée à l'Actu, et, chaque fois, au moment de la remise des prix, un article spécial y était consacré. Pendant des années, j'ai rêvé d'y participer, sans franchir le pas. Et puis, il y a quelques mois, sur un coup de tête, je me suis décidée... et me voilà !

Ma nouvelle: Difficile de parler objectivement de ma nouvelle - comment ne pas trop me vendre, sans trop me dénigrer ? A vrai dire, c'est tellement excitant de commenter mon propre écrit sur ce blog ! Bref, je pense que la couleur qui représente ma nouvelle est le bleu, le bleu froid et sans pitié de la glace, mais aussi le bleu un peu violacé des hématomes...


Voilà, j'espère que cette petite présentation vous aura donné envie d'acheter le recueil ! Il est disponible sur pas mal de sites, dont Amazon ( cliquez ici ) ou la Fnac ( cliquez ici ). N'hésitez vraiment pas ( nooon, je ne me fais absolument pas de la pub ) !!! Par contre, si jamais vous décidez de le lire, n'hésitez pas à venir me parler de votre ressenti ou m'envoyer le lien vers l'article que vous pourriez faire, si jamais vous avez un blog.

Une dernière chose : si jamais vous avez envie de participer l'année prochaine ( ce que je vous souhaite ), la seule condition est d'avoir moins de 18 ans au 22 septembre 2018. Vous pouvez envoyer vos nouvelles ( entre 7500 et 60000 signes ) à partir de janvier, jusqu'au 22 mai. Vous avez encore le temps, mais n'empêche, pensez-y : l'aventure est trop belle pour ne pas la tenter !

samedi 18 novembre 2017

Probablement l'article le plus important depuis l'ouverture de ce blog

Oui, je sais.
Je n'ai pas été présente depuis une éternité.
J'ai dix mille chroniques de retard, je n'ai pas fait mon bilan du mois, je ne poste rien.
Je suis débordée...

Par la terminale, par la natation, tout ce qui me tombe dessus en même temps. C'est la première fois que je lâche autant le blog, et ça me fait de la peine... Promis, je n'arrête pas ( j'imagine que le titre a peut-être inquiété, mais n'ayez crainte ! Il n'en est pas question ) et je reviens plus sérieusement ( j'espère ) aux vacances de Noël.

N'empêche que je rêve de cet article depuis 4 mois, que je peux enfin le faire, qu'il me tient à coeur et que parmi tout ce qui me tombe dessus en ce moment, il y a des bonnes choses.

Une bonne chose en particulier.

Voilà...

( le suspens est à son comble ).

Je suis publiée.

Dans un vrai livre.




C'EST ENOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOORME !!!!!!!!!!!!!!!!!!!


Je suis en effet lauréate 2017 du Prix Clara. Pour ceux qui ne connaissent pas, il s'agit d'un prix littéraire destiné aux moins de 18 ans, existant depuis 2007, au jury présidé par Erik Orsenna... Il a été créé en la mémoire de Clara, une adolescente ( aimant lire et écrire ) qui est décédée d'une malformation cardiaque. Les éditions Héloïse d'Ormesson éditent chaque année un recueil, avec les nouvelles gagnantes, et les bénéfices sont reversés à une association de recherche dans la cardiologie.

La cérémonie de remise des prix était hier à l'hôtel de ville de Paris ( !!!!!!!!!!!! ) et le recueil est sorti aujourd'hui !

Je ne vous cache pas que j'ai l'impression d'être sur un petit nuage... Ca me paraît tellement énorme, tellement... tellement incroyable, extraordinaire... Moi, publiée ? C'est un rêve qui se réalise, et la sensation est extraordinaire.

Cette année, nous sommes donc huit lauréats : 7 filles... et un garçon, pauvre être martyrisé par la bande de folles que nous sommes ( oui, nous sommes relativement déjantées, on peut le dire ). Du coup, je veux vous faire un petit article spécial, avec présentation minute de mes co-lauréats et de leur nouvelle...
Comme cet article va être super long sinon, je le fais dans un deuxième article, qui sera publié juste après !

Donc voilà. Ma grande nouvelle est enfin divulguée... depuis quatre mois que je rêvais de vous en parler ! Je vous retrouve d'ici quelques minutes...

( Je tiens tout de même à remercier, en vrac, les éditions Héloïse d'Ormesson et particulièrement Charlotte qui a été fantastique, ma famille, mes amis, mes professeurs qui m'ont inspirée, les anciens lauréats, les lauréats de cette année, l'Actu et son super article, vous qui me suivez, me lisez, me parlez, êtes devenus une véritable communauté, famille pour moi...
Encore une fois, merci. )

mercredi 1 novembre 2017

Histoire du garçon qui courait après son chien qui courait après sa balle

Titre : Histoire du garçon qui courait après son chien qui courait après sa balle
Auteur : Hervé Giraud
Traducteur : /
Editeur : Editions Thierry Magnier
Pas de collection particulière
Nombre de pages : 125
Résumé :
Ils étaient trois. Inséparables. Le garçon, sa sœur jumelle Cali et leur dalmatien Rubens. Mais quand le chien a fugué, plongeant dans la rivière pour rattraper sa balle, leur univers s’est fissuré. Peu après Cali est tombée malade. Gravement malade. Voyant une relation de cause à effet, le garçon a pensé qu’en retrouvant son chien, il guérirait sa sœur. Commence alors une course contre la montre, contre la vie qui s’échappe, sur les traces de Rubens et de sa balle, porté par l’espoir fou de sauver celle sans qui l’existence n’aurait plus de sens.

Attention, Messieurs Mesdames, on a ici du lourd. Très lourd. J'ai mon opinion sur mon livre ( vous la découvrirez d'ici quelques instants, promis, mais en attendant j'entretiens le suspens ), mais franchement. Franchement. Le titre est vraiment ultra bien trouvé, certes. Super approprié, reflète parfaitement le contenu du livre, rien à dire. A part qu'il est affreusement long. Pour moi qui essaie de vous préparer une jolie petite chronique ! Je mélange les mots " chien ", " garçon ", je mets deux "r" à courait... Je m'embrouille, pour résumer. Alors, plaignez-moi.

Ceci est un  livre très court, qui se lit donc très vite. Un atout pour ceux qui n'aiment pas forcément lire - même si je doute qu'il y en ait énormément par ici - mais si vous voulez faire un cadeau ce type d'infos peut servir, enfin bref, je reprends. La plume de l'auteur est vraiment très particulière - elle de ces plumes qui marquent, surprenant le lecteur de par leur singularité. Les phrases de cet auteur sont hachées, un peu saccadées, ce qui produit un effet vraiment impressionnant, spécial, et adapté à la perfection. Vraiment, l'auteur réussit à marquer les esprits tout en incarnant à merveille la voix de son personnage.

Les personnages, justement. Je les ai adorés. Ils sont tout simplement d'une humanité et d'un réalisme impressionnants. Je les ai trouvés tellement touchants, réalistes, attachants... Le personnage principal est vraiment très, très attachant. Il est courageux, touchant, émouvant, prêt à tout pour retrouver sa soeur... ce petit a des défauts aux yeux des autres, il n'est apparemment pas très rapide, il s'emmêle souvent les pinceaux... et pourtant, pourtant, le lecteur ne voit pas une seconde ces défauts. On s'attache rapidement à ce garçon, tout comme à sa soeur, Cali, un personnage haut en couleur. Et Rubens, le chien, est également un personnage à part entière. Les parents sont également des personnages attachants, bien que plus secondaires.

L'intrigue est d'une intensité et d'une beauté à couper le souffle. J'ai dévoré le livre en une soirée ( me couchant à une heure peu raisonnable, certes ), incapable de m'arrêter, incapable de me détacher de cette lecture. Cette lecture est tout simplement d'une intensité, d'une émotion, d'une beauté sans pareille. Je ne pouvais pas empêcher les larmes de couler sur mes joues, touchée par tant de vie, tant de vérité, tant de tristesse aussi... la fatalité qui frappe sans prévenir, le combat pour survivre après qu'un proche se soit éloigné, contraint par le destin... ce sont des thèmes universels et je pense que tout le monde sera touché par cette histoire. Elle m'a vraiment émue, marquée : pourtant l'auteur ne donne pas dans le sentimentalisme à outrance... Mais c'est parfaitement réussi.

Un livre bouleversant, un coup de poing qui touche et ravit. Ce livre vaut vraiment le coup d'oeil, c'est une petite pépite dont on parle trop peu !

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lundi 30 octobre 2017

Ne dites jamais jamais, tome 3

Titre : Ne dites jamais jamais
Tome 3
Auteur : Nathalie Stragier
Traducteur : /
Editeur : Syros
Collection : Hors-série
Nombre de pages : 512
Résumé :
Ne dites jamais jamais... 
...Parce qu'à force de voyager dans le temps, vous savez que rien ne se passe jamais comme prévu. 
...Parce que dans le futur on fait des trucs dingues, comme se baigner nue dans la seine. 
...Et parce qu'il vous reste encore pas mal de boulot pour sauver les hommes!

J'ai emprunté le tome 2 et le tome 3 de la série en même temps : après ma lecture du tome 2, étant très curieuse de savoir comment cette trilogie allait finalement se terminer, j'ai tout de suite enchaîné sur ce dernier tome.

Côté narration, l'auteur a voulu clore sa série en alternant les points de vue de Pénélope et d'Andréa. Belle idée, qui est parfaitement logique et se justifie tout à fait. Sauf qu'il y a un gros bémol : il est vraiment difficile, pour le lecteur, de savoir qui, d'Andréa ou de Pénélope, est en train de raconter. Plusieurs fois, j'ai du retourner en arrière pour être bien sûre de savoir qui je lisais... ce qui freine la narration et rend la lecture un peu plus pénible. Un simple signe distinctif ( un petit Andréa ou Pénélope au début de chaque chapitre, en italique au-dessus du texte par exemple ), aurait suffi à régler cette difficulté... Sinon, la plume de l'auteur était toujours fluide, et agréable à lire, parfaitement adaptée à ce roman.

Ce coup-ci, l'intrigue se déroule... dans le futur, ce qui permet vraiment d'achever le portrait de l'univers esquissé dans les deux premiers tomes, d'ajouter de la profondeur, et de basculer encore plus dans la science-fiction. J'ai adoré le monde dépeint par l'auteur, il est original, un peu inquiétant, et fait vraiment réfléchir, maintenant qu'on le découvre directement. L'auteur a vraiment réussi à créer quelque chose de riche, de travaillé, qu'on prend beaucoup de plaisir à explorer, et c'est tant mieux !

L'intrigue est dynamique, rythmée par de multiples péripéties qui tiennent le lecteur en haleine. Le suspens est vraiment présent, et, chose qui n'était pas arrivée dans les deux premiers tomes, l'auteur a réussi à me faire pleurer ! Enfin, je me demandais quand elle allait être suffisamment expressive pour vraiment me toucher. Pour moi, quand un livre suscite une émotion particulière, c'est qu'il est un peu spécial, donc je suis vraiment ravie d'être enfin parvenue à éprouver quelque chose. Le livre se lit en plus très vite, et, atout qu'il n'y avait pas avant, l'alternance des deux points de vue contribue vraiment à augmenter le suspens, ce qui rend la lecture d'autant plus addictive !

Côté personnages, j'aurai encore et toujours un peu de mal avec Pénélope... mais, honnêtement, c'est passé beaucoup mieux que dans le premier tome. Quant à Andrea, malheureusement, dans ce tome-ci elle m'a laissée un peu indifférente, je n'ai pas ressenti l'attachement que j'avais ressenti pour elle dans le tome 1... dommage donc. En revanche, l'auteur introduit des personnages secondaires vraiment fascinants, j'ai pris beaucoup de plaisir à les découvrir !

Un troisième tome que j'ai nettement préféré au reste de la série : malgré deux petits défauts qui demeurent, l'ensemble trahit une nette amélioration, et je suis heureuse se termine ainsi ! Une série à tenter, donc !

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5/5

samedi 28 octobre 2017

Ne retournez jamais chez une fille du passé, tome 2

Titre : Ne retournez jamais chez une fille du passé
Tome 2
Auteur : Nathalie Stragier
Traducteur : /
Editeur : Syros
Collection Hors-série
Nombre de pages : 458
Résumé :
Ne retournez jamais chez une fille du passé...
... parce que vous pourriez tomber folle amoureuse d'un garçon du Moyen Âge. 
... parce que vous n'êtes pas la seule voyageuse du futur, et là, préparez-vous à un choc. 
... parce que vous êtes nulle en histoire, et qu'une petite erreur de date peut mettre en danger l'humanité.

J'avais bien aimé le tome 1, même si quelques aspects m'avaient gênée. Néanmoins, j'avais envie de savoir la suite : aussi, quand j'ai vu le tome 2 et le tome 3 au CDI, je les ai empruntés aussitôt !

Encore une fois, j'ai été séduite par l'univers que propose l'auteur : il est vraiment très bien pensé, et, même si ce n'est pas le plus original qu'il m'ait été donné de découvrir,  il est vraiment efficace et entraîne le lecteur, le fait beaucoup réfléchir, aussi. Dans ce second tome, il gagne un peu en épaisseur, encore que ce ne soit pas vraiment flagrant... Ce qui est aussi bien, car cela permet de vraiment se familiariser avec, et de vraiment explorer à fond tous ses aspects !

Ce tome-ci est raconté du point de vue de Pénelope, personnage que je trouvais jusqu'ici agaçant et décevant, à mille lieues de ce que j'attendais ( pour voir mon avis complet sur elle dans le tome 1, c'est ici ). Et, pour moi, cela a changé pas mal de choses. Certes, j'ai toujours un peu de mal avec elle, je la trouve toujours un peu décevante, pas à la hauteur du rôle, un peu nunuche, un peu fade... Mais. Il y a un gros mais. Le fait qu'on soit dans sa tête lui donne quand même plus de relief, on apprend mieux à la connaître et je pense que c'était un bon choix de la part de l'auteur. De plus, un certain aspect m'a aidée à finalement mieux l'apprécier : ses crises de panique, que je comprenais à 100%, m'ont vraiment touchée, et m'ont poussée à être plus indulgente envers elle. Les autres personnages, variés et attachants, m'ont autant plu que dans le premier tome : j'étais heureuse de les retrouver.

Le style de l'auteur est fluide, très agréable à lire : et pour cause, ce livre se lit vraiment, vraiment très vite. Ce qui est un atout, dans ce cas : c'est une lecture détente, fraîche, qu'on peut lire rapidement. Le style n'est pas extraordinaire, mais, honnêtement, ce n'est pas un problème.

L'intrigue est très addictive : comme je le disais, le roman se dévore en moins de deux. Les péripéties s'enchaînent, et on ne s'ennuie pas une seconde ! J'ai passé un bon moment, même si, comme pour le tome 1, ce n'était pas aussi haut en couleurs ( ou en émotions ) que ce que j'espérais. Je n'ai pas particulièrement frissonné, ri ou même pleuré durant ma lecture, bien que je sois suffisamment captivée pour ne pas m'ennuyer... Bref, encore une fois, le livre est bien, tout en étant un peu décevant.

Un second tome dans la lignée du premier : bien, mais sans plus, alors que, justement, j'en voulais plus. Cela reste une bonne lecture, intéressante et intrigante, mais j'aurais voulu ce petit plus magique...

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4/5

mercredi 25 octobre 2017

Lady Helen, tome 1 : Le club des mauvais jours

Titre : Le club des mauvais jours
Tome 1 de la série Lady Helen
Auteur : Alison Goodman
Traducteur : Philippe Giraudon
Editeur : Gallimard
Pas de collection particulière
Nombre de pages : 562
Résumé :
Londres, avril 1812. Lady Helen Wrexhall s'apprête à faire son entrée dans le monde. Bientôt, elle sera prise dans le tourbillon des bals avec l'espoir de faire un beau mariage. Mais d'étranges faits surviennent qui la plongent soudain dans les ombres de la Régence : une bonne de la maison disparaît, des meurtres sanglants sont commis et Helen fait la connaissance de lord Carlston, un homme à la réputation sulfureuse. Il appartient au Club des mauvais jours, une police secrète chargée de combattre des démons qui ont infiltré toutes les couches de la société. Lady Helen est dotée d'étranges pouvoirs mais acceptera-t-elle de renoncer à une vie faite de privilèges et d'insouciance pour basculer dans un monde terrifiant?

Il y a quelques années, avant l'ouverture du blog, j'avais découvert les livres Eon et Eona, de l'auteur : j'avais adoré, ce dyptique et son univers particulier m'ont particulièrement marquée et inspirée, encore aujourd'hui. Aussi, quand j'ai vu ce livre-ci à la médiathèque, et que j'ai vu le nom de l'auteur sur la couverture, je n'ai pas hésité une seconde, d'autant plus que je l'avais vu passer sur plusieurs blogs avec des critiques élogieuses. Et c'est ainsi que je me suis lancée dans ma lecture.

Immédiatement, j'ai été frappée par la personnalité de l'héroïne. Ce n'est pas une héroïne classique, presque clichée, sans peur ni reproche, qui fonce droit devant, s'insurge devant l'ennui des occupations " féminines " de l'époque et se bat pour la condition des femmes. Helen, au contraire, est une héroïne toute en finesse, toute en profondeur. L'auteur a vraiment, vraiment creusé sa personnalité, et c'est fantastique. Helen est courageuse, certes, mais d'une manière plus discrète ; Helen est aussi plus ou moins intégrée dans la société, rebelle mais pas trop... Bref, une héroïne tout en mesures, qui n'en est pas moins très attachante. Nous suivons ses doutes, ses états d'âme, les changements qui s'opèrent en elle... Ce qui permet de vraiment s'attacher et adorer ce personnage. J'ai également adoré Lord Carlston, le ténébreux, mystérieux... un personnage très profond qui m'a immédiatement plu. Je le compare un peu à Thorn de La Passe-Miroir ( même si, soyons honnêtes, il est encore loin de l'égaler... il est quand même sur le bon chemin ). J'ai hâte de voir ce que ces personnages vont donner dans le second tome !

La plume de l'auteur est la même que dans mon souvenir de Eon et de Eona : fluide, agréable à lire, et surtout un formidable vecteur d'émotions. J'ai beaucoup frissonné, vibré, ressenti des tonnes d'émotions... j'ai vraiment adoré vivre cette expérience, frissonner avec les personnages... Alison Goodman a un don pour insuffler de la vie dans ses romans...

J'ai également adoré l'ambiance du roman. La période historique durant laquelle l'intrigue est située est un peu méconnue, car très souvent éclipsée par l'époque victorienne qui a lieu juste après, mais j'ai vraiment adoré découvrir cette époque. On sent également que l'auteur a fait un gros travail de documentation derrière, ce qui est toujours agréable... Quant à l'univers fantastique qu'elle crée, je l'ai trouvé fascinant à découvrir, car très bien construit : il tient vraiment debout, tout s'emboîte logiquement, il est en plus original, un brin inquiétant, et l'auteur lui donne une belle richesse et complexité. Enfin, bien qu'elle nous donne pas mal d'éléments, l'auteur laisse planer le mystère sur des pans entiers de ce monde, ce qui donne très très envie de découvrir la suite...

L'intrigue est vraiment palpitante. Pas une seconde on ne se lasse de cet épais roman. L'auteur nous entraîne dans le tumulte d'un monde dangereux et inquiétant, nous fait vibrer à travers les péripéties de l'héroïne, gardant un bon rythme tout en sachant ménager son souffle et faire quelques pauses dans le récit. Cette maîtrise du rythme fait aussi qu'on ne se lasse pas une seule seconde. La fin du roman, comme une apothéose, m'a vraiment comblée, et j'ai vraiment, vraiment envie de découvrir le tome 2....

Une lecture à laquelle rien ne manque : personnages, intrigue, univers, plume, tous les éléments sont réunis pour offrir un voyage fascinant dans une ambiance un peu sombre, mais fascinante... j'ai hâte de découvrir le tome 2 !

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lundi 23 octobre 2017

Les Chroniques Lunaires, tome 4 : Winter

Titre : Winter
Tome 4 de la série Les Chroniques Lunaires
Auteur : Marissa Meyer
Traducteur :
Editeur : Pocket Jeunesse
Pas de collection particulière
Nombre de pages : 982
Résumé :
On dit que Winter est encore plus belle que la reine Levana...
La princesse déteste sa belle-mère, qui désapprouve ses sentiments pour Jacin, le séduisant garde du palais. Mais Winter n'est pas aussi faible que Levana le croit. Avec l'aide de Cinder et de ses alliés, elle aurait même le pouvoir de lancer une révolution et de gagner cette guerre qui dure depuis trop longtemps.
Cinder, Scarlet, Cress et Winter réussiront-elles à battre Levana ? Le conte aura-t-il une fin heureuse ?

Aaaaah, les Chroniques Lunaires... j'ai découvert le premier tome au CDI, avant de reprendre le blog... j'ai dévoré les trois premiers volumes plus un préquel en quelques mois. Et puis, le CDI a tardé à commander le quatrième tome, sorti peu après : au final, ils ne se le sont procurés qu'il y a quelques semaines. Aussi, quand je l'ai vu, j'ai littéralement sauté dessus. Après avoir écumé Internet pour me remettre l'histoire en mémoire, je me suis plongée dans ma lecture.

Le charme a été instantané : je me suis replongée avec facilité dans cet univers si spécial, si merveilleux... je le trouve en effet extrêmement complexe, riche, et en même temps très bien développé, de sorte que le lecteur ne se perde pas dans des méandres boueux... L'auteur a réussi à vraiment créer un monde qui tient debout, qui captive le lecteur, le transporte, le dépayse... que du bonheur ! Et, pour ne rien gâcher, la structure de chaque roman s'inspirant d'un conte de fées ajoute une dimension à la saga. Si vous ne connaissez pas encore l'univers de cette saga, honnêtement, n'hésitez pas et foncez !

L'intrigue est vraiment très bien construite : l'inspiration du conte de fée donne du relief et permet au lecteur de participer activement en essayant de saisir toutes les références cachées... mais ce n'est pas tout. En alternant les différents points de vue ( bien sûr, en changeant au moment où il y a le plus de suspens... si ce n'est pas diabolique ! ) mais aussi en alternant action et révélations, l'auteur construit une trame qui garde le lecteur complètement accroché ! Et ce, malgré les presque 1000 pages... pas une seule fois je n'ai eu la sensation de m'ennuyer ou que l'auteur se répétait... et la fin, juste magique, a clôturé en beauté cette saga sensationnelle et ce dernier tome extraordinaire !

Les personnages sont tous très riches, très bien construits, presque réels. Ils ont tous leurs petites particularités, ces petits reliefs qui les rendent tellement humains... J'étais vraiment triste de m'en séparer, une fois le livre refermé. L'auteur a réellement réussi à rendre toute une galerie de personnages, tous aussi différents et uniques les uns que les autres, extraordinairement vivants et inoubliables. Mais là où elle s'est vraiment surpassée, c'est sur le personnage de Levana. C'est un personnage de méchant comme j'en ai rarement vu, avec un très, très gros travail de psychologie derrière... un personnage vraiment unique, puissant, profond : une petite pépite.

Enfin, la plume de l'auteur mérite aussi d'être évoquée. Elle ne dénote pas par rapport au reste : fluide, agréable à lire, mais aussi d'une très grande richesse et d'une expressivité incroyable. La lecture a vraiment été un plaisir, un voyage hors du temps, un délice. Forte en émotions, elle ajoute un plus au roman... qui aurait déjà pu s'en passer !

J'ai enfin pu finir cette saga extraordinaire, avec un dernier tome qui a tenu ses promesses: intrigue, personnages, univers, plume, tout y était. Alors, si vous n'avez pas encore découvert cette splendide saga, foncez ! 

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dimanche 15 octobre 2017

Bilan du mois de septembre 2017

Honnêtement, je crois que je n'ai jamais été aussi à la bourre pour un bilan du mois.
Et, honnêtement, je n'ai jamais aussi peu lu : depuis le début du mois d'octobre, j'ai lu deux livres ( pour ma défense, c'étaient deux pavés ! ). Enfin bref, on est pas ici pour parler d'octobre mais bel et bien de septembre.
Concernant ma petite vie perso que je déballe à chaque fois devant vous, parlons de la rentrée. La rentrée. La meilleure manière de débuter le mois de septembre... ça s'est bien passé, concrètement. Je suis dans la même classe que l'année dernière ( à part trois élèves qui ont déménagé ) et niveau profs, ils sont tous très compétents ( contrairement à l'année dernière ) et la plupart sont également très sympathiques ( la plupart ). D'ailleurs ma prof de maths est vraiment la prof la plus gentiiiiille de l'univers ( ça contraste avec celle de l'année dernière ! ). Mais sinon, l'emploi du temps est dans le genre pourri, je quitte tous les soirs à 18h ( sauf le vendredi, je quitte à 17h ) et j'ai cours de 8h à 12h le mercredi, DS de 2 ou 4h tous les samedis matins, et j'ai toujours une seule heure pour manger. La joie.
Et la terminale, c'est aussi une charge de boulot... wow. Honnêtement, je trouvais déjà que je bossais pas mal en 1ere par rapport aux autres années, mais là c'est énorme. Cela dit, je me suis habituée au rythme ( qui est certes un peu écrasant ) et mes notes sont pas trop mauvaises, pour l'instant. A part ça, le français me manque troooop mais j'ai découvert la philo, une matière qui m'enthousiasme.
Que dire de plus ? Le mois de septembre s'est soldé, le 29, par une remise de prix ! Et oui, comme l'année dernière j'ai été invitée à Paris, à Henri IV, pour la remise des prix du CICERO ( concours de culture grecque, dans mon cas ). Déjà, j'ai passé un super après-midi avec les autres lauréats de mon lycée, qui comptaient pour la moitié dans mes amis ( les autres, je ne les connaissais pas, mais ils étaient sympas comme tous ! )... puis la remise des prix est arrivée, et, pour mon plus grand étonnement, moi qui était arrivée 3eme l'année dernière me suis retrouvée propulsée à la 1ere place, non seulement des lycéens mais aussi des prépas ! Je ne m'y attendais pas, et je suis tellement heureuse d'avoir réussi !
Bref, une fois ce déballage de vie fini, on peut passer aux livres.

Les coups de coeur :

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5/5 :

https://www.pocketjeunesse.fr/wp-content/uploads/Catalogue/9782266237093.jpgLe dragon de glace par Engström

4/5 :

Roman Chevillard Visiteur

3/5 :

Le temps des lézards est venu par Price

2/5 :

/

1/5 :


Les livres du mois :



10 livres... effectivement, c'est pas énorme. Mais bon, au vu de la quantité de choses à gérer, je trouve ça pas si mal. 

Allez, je vous souhaite un bon mois d'octobre ( pour ce qu'il en reste ! ) et je vous retrouve pour le prochain bilan du mois d'ici 15 jours, si tout va bien !

La vie est ailleurs

Titre : La vie est ailleurs
Auteur : Milan Kundera
Traducteur : /
Editeur : Folio
Pas de collection particulière
Nombre de pages : 462
Résumé :
L'auteur avait tout d'abord pensé intituler ce roman L'âge lyrique. L'âge lyrique, selon Kundera, c'est la jeunesse, et ce roman est avant tout une épopée de l'adolescence ; épopée ironique qui corrode tendrement les valeurs tabous : l'Enfance, la Maternité, la Révolution et même - la Poésie. En effet, Jaromil est poète. C'est sa mère qui l'a fait poète et qui l'accompagne (immatériellement) jusqu'à ses lits d'amour et (matériellement) jusqu'à son lit de mort. Personnage ridicule et touchant, horrible et d'une innocence totale (« l'innocence avec son sourire sanglant » !), Jaromil est en même temps un vrai poète. Il n'est pas salaud, il est Rimbaud. Rimbaud pris au piège de la révolution communiste, pris au piège d'une farce noire.

Aaaah, Kundera. J'ai découvert ce grand auteur un peu par hasard, en cherchant des choses à lire en vue du Concours Général ( qui n'a strictement rien donné en terme de résultats, vous devez vous en douter ), et je suis tombée amoureuse. Alors, quand j'ai vu celui-ci, qui avait un résumé qui m'intéressait encore plus que le premier que j'ai lu ( L'insoutenable légèreté de l'être ), j'ai succombé. Et je me suis replongée dans l'univers de Kundera.

Ce que j'adore chez cet auteur, c'est la profondeur de l'histoire, des concepts qu'il utilise... il écrit une histoire pour s'interroger sur la vie, sur des concepts tels que l'Art, la révolution et le communisme, le sens de la vie, le rôle de la mère... en fait, ce roman pourrait servir de manuel de philo en terminale à lui tout seul. Ce qui est d'ailleurs assez drôle, c'est que le matin je voyais des concepts en cours de philo, et je les retrouvais le soir en ouvrant mon livre ! Bref, tout ça pour dire que chaque roman de Kundera est d'une richesse incroyable. Il permet une lecture active, impliquant totalement le lecteur. Ce n'est pas une lecture-repos, une lecture qu'on peut prendre pour se détendre le soir, sans penser, juste en se laissant guider par le narrateur : c'est une lecture qui exige une réponse active, une interaction. Et c'est juste incroyablement enrichissant. Sans parler du fait que l'histoire en elle-même est tellement riche, tellement intéressante, fascinante... j'ai pris du plaisir à entrer dans cette histoire, que j'ai trouvée plus fascinante encore que celle de L'Insoutenable légèreté de l'être...

Côté écriture, Kundera est également un auteur incroyable, fascinant, un auteur dont la plume est unique et marquante. Déjà, il emploie un vocabulaire riche et varié, une plume élégante, qui pourtant ne cède pas du tout à l'artificialité : Kundera écrit avec la voix du coeur, il nous laisse entrer dans un monde plein de réalisme et dresse devant nous des décors plus vrais que nature ; il nous fait entrer dans un univers intérieur où il fait bouger ses personnages et explore des concepts. Sans parler de l'aspect le plus génialissime de son écriture : son emploi du narrateur. Il crée en effet un narrateur très ambigu, mais au rôle extrêmement riche, et laisse le lecteur interagir avec, ce qui, encore une fois, est extrêmement enrichissant.

Les personnages de ce roman sont tout aussi riches et creusés que le reste : j'ai pris un plaisir immense à les découvrir. Le personnage de Jaromil est un personnage vraiment très complexe, avec différentes facettes. Même si, objectivement, c'est un personnage assez pitoyable et méprisable, et pourtant, Kundera arrive à nous le rendre attachant, à nous faire suivre ses frasques avec avidité, fasciné par ce personnage qui grandit devant nous... et sa mère ! Sa mère ! C'est incroyable le nombre de facettes que l'auteur nous dévoile, des facettes qui se remplacent, si bien qu'arrivés au milieu du roman, quand on repense à la vision de la mère qu'on avait au début, on a une sensation d'étrangeté... je n'avais jamais éprouvé ça, c'est merveilleusement bien fait !

Un roman fascinant, comme j'en avais rarement lu, qui explore des concepts philosophiques en profondeur en exigeant une participation active du lecteur... une petite pépite qui m'a fait voyager et réfléchir !

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