lundi 26 septembre 2016

Moi et la mer de Weddell

Titre : Moi et la mer de Weddell
Auteur : Arnaud Tiercelin
Traducteur : /
Editeur : Rouergue
Collection : doado
Nombre de pages : 184
Résumé :
Marius sort avec Daphné, la plus belle fille du collège. Il est entouré de Malek et d'Arthur, ses amis indéboulonnables. Son grand frère est une future rock star interplanétaire. Ses parents sont normalement ennuyeux. Son grand-père est presque un héros de la dernière guerre. Il a même Vanille, son vieux teckel aux dents pourries. Tout va pour le mieux.
Mais pourquoi étouffe-t-il ? Pourquoi a-t-il toujours envie de rejoindre le pôle Sud ? Pourquoi son frère n'est-il plus le même depuis qu'il est parti étudier à Bordeaux ? Et pourquoi Daphné ne comprend-elle pas qu'il ne l'aime plus ?
En fait, Marius rêve de la vraie vie.
Jusqu'au jour où il va s'enfuir...

Cela faisait plusieurs fois déjà que je passais devant ce livre sans l'emprunter, et c'est désormais chose faite ! Le résumé, le titre plutôt intrigant et la très belle couverture m'ont finalement convaincue, et je me suis attaquée à ma lecture entre deux heures de cours ( vive les trous ! )

Ce qui m'a tout de suite frappée, c'est l'extraordinaire style dans lequel est rédigé ce roman. Poétique, sensible, juste, il décrit à merveille les sentiments du personnage principal. Dès le début, il exprime surtout une grande détresse, un immense désespoir. Tout de suite, j'ai été plongée dans la tête de Marius, et j'ai vibré avec lui. Le vocabulaire est riche, les émotions exprimées sont justes : c'est une vraie perle.
L'ambiance un peu mélancolique du roman m'a vraiment ravie : elle est très particulièrement, magnifique, et j'ai vraiment adoré lire ce roman ( surtout que l'atmosphère s'accordait très bien avec mon humeur ce jour-là... )

Du coup, je me suis vraiment attachée à Marius, cet adolescent perdu, en quête de soi et passionné par l'Antarctique et plus particulièrement la mer de Weddell. Il étouffe, il se cherche. Comment ne pas immédiatement sentir de la sympathie, de la compassion, pour lui ? J'ai vraiment adoré ce personnage, tout comme j'ai adoré Malek et Arthur, des personnages profonds et très attachants. Les autres personnages sont eux aussi très réussis, et j'ai adoré les découvrir.

J'ai été un peu prise au dépourvu par la direction prise par l'intrigue : néanmoins, ça ne m'a pas empêchée de dévorer ce bouquin ! J'ai vraiment adoré suivre l'évolution de Marius ( la fin m'a énormément, mais alors énormément plu ! ). La seule chose que je regrette, c'est le fait que, vers le milieu du roman, je me sois légèrement ennuyée : rien de grave, simplement un ralentissement, une suspension dans le rythme du roman que j'ai trouvée dommage. Bon, en même temps, tout ne peut pas être parfait...

Une lecture magnifique et bouleversante avec ce petit livre à l'ambiance mélancolique. J'ai été totalement captée par la plume sublime de l'auteur, et j'ai adoré découvrir Marius, le personnage principal, au fil de ce très beau roman. 

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5/5

dimanche 25 septembre 2016

Il faut sauver la planète Mars

Résultat de recherche d'images pour "il faut sauver la planète mars stéphane méliade résumé"Titre : Il faut sauver la planète Mars
Auteur : Stéphane Méliade
Traducteur : /
Editeur : Oskar Editeur
Pas de collection particulière
Nombre de pages : 262
Résumé :
Planète Mars, 2064. Un monde dictatorial : les marques contrôlent la population, l'expression des émotions est annihilée, la liberté est en péril. Amaël rencontre Coraléa, qui arrive de la Terre avec ses parents journalistes, venus mener une enquête. Un jour, bizarrement, les deux adolescents sont victimes d'un accident : ils se retrouvent en danger de mort, totalement isolés avec seulement 4 heures d'oxygène dans leurs scaphandres...


Ma 85eme lecture pour le 4eme Challenge de la Littérature de l'Imaginaire est ( oui, encore ) une dystopie. Mais le titre étant pour le moins accrocheur, et le résumé plutôt alléchant, je me suis lancée.

On découvre donc Mars, en 2064. Les habitants vivent dans des Bulles et sont achetés dès leur naissance par de grandes sociétés : c'est clairement l'apogée de la société de consommation... L'auteur dénonce ainsi la société actuelle, sur un mode franchement hyperbolique. Le point de vue adopté, celui d'un jeune garçon adhérant jusque là aux moeurs de cette société, n'est cependant pas le mieux choisi pour dénoncer les abus. Je n'ai vraiment ressenti aucun engouement pour cet univers, qui n'a même pas réussi à susciter d'intenses réflexions sur notre mode de vie actuel... Pour moi, c'est clairement un rendez-vous raté de ce point de vue-là.

L'intrigue était intéressante, au départ. Comment un jeune garçon complètement lobotomisé par cette société peut-il changer son point de vue, se révolter ? Et puis, vu le résumé, je m'attendais à connaître des moments de grande tension, avoir des frissons... Inconsciemment, j'espérais retrouver un peu de l'atmosphère si particulière de 172 heures sur la lune... Mais ça n'a pas été du tout le cas. Pour moi, l'auteur est parti dans un angle bien trop jeunesse, et je ne suis pas du tout rentrée dans l'histoire. De plus, au début, le cadre est très mal développé, de sorte que le lecteur est tout de suite perdu. Alors, dans certains livres, c'est super, recherché, c'est génial. Mais là, c'est clairement agaçant, ça énerve tout de suite le lecteur.
Le schéma narratif est tellement vu et revu que cela n'a fait que m'énerver encore plus par la suite...

Et puis, côté personnages, ce n'est pas tellement mieux. Au début, je croyais qu'ils en avaient au moins 15... et puis j'ai réalisé qu'ils avaient 12 et 14 ans. A partir de là, ça n'allait plus : je ne pouvais pas m'empêcher de constater qu'ils étaient en trop grand décalage, qu'ils ne faisaient pas leur âge... Et impossible de m'attacher à eux. Impossible.
Du coup, je me suis encore plus ennuyée. Impossible de m'attacher à ne serait-ce un personnage, beaucoup trop caricaturaux et prévisibles pour moi. La plupart m'ont même franchement agacée...

Le style de l'auteur ne sortait pas non plus de l'ordinaire, bien qu'il ne soit pas mauvais. Le roman se lit très vite, en tout cas : en deux heures, c'était fini...

Une lecture très décevante pour moi : bien trop jeunesse, partant dans un angle que je n'ai aps du tout apprécié... Je me suis ennuyée, les personnages ont échoué à me convaincre... Je garde de cette lecture un goût franchement amer.

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1/5

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mercredi 21 septembre 2016

Everything Everything

Titre : Everything Everything
Auteur : Nicola Yoon
Traducteur : /
Lecture en VO
Editeur : Corgi Books
Pas de collection particulière
Nombre de pages : 317
Résumé :
Ma maladie est aussi rare que célèbre, mais vous la connaissez sans doute sous le nom de "maladie de l'enfant-bulle". En gros, je suis allergique au monde. Je viens d'avoir dix-huit ans, et je n'ai jamais mis un pied dehors. Un jour, un camion de déménagement arrive. Je regarde par la fenêtre et je le vois. Le fils des nouveaux voisins est grand, mince et habillé tout en noir. Il remarque que je l'observe, et nos yeux se croisent pour la première fois. Dans la vie, on ne peut pas tout prévoir, mais on peut prévoir certaines choses. Par exemple, je vais certainement tomber amoureuse de lui. Et ce sera certainement un désastre.

Depuis sa sortie en VF, j'avais repéré ce roman à la couverture pour le moins attrayante. Cependant, je n'avais pas encore craqué... Et, justement, une amie ( si tu passes par ici, merci encore ! ) me l'a prêté : elle l'avait acheté en Angleterre ( il me semble ). Je l'ai donc lu en VO.

Je savais que ça allait être une histoire dans la lignée de Nos étoiles contraires. Le problème, c'est que ça commence à devenir presque un topos, le roman de John Green ayant ouvert la porte à une flopée d'enfants/adolescents malades vivant une belle histoire d'amour, malgré les risques... Bref, je voyais dans ce roman une façon de découvrir une maladie rare et peu connue, en plus de trouver une histoire à la fois triste et romantique et si possible un minimum originale.

Mais finalement, je n'ai pas trouvé ce roman si axé que ça sur la maladie. Certains diront que c'est bien, d'autres le contraire. Personnellement, je suis un peu déçue de ne pas en avoir appris beaucoup plus sur cette maladie, mais en même temps je suis contente que ce roman s'éloigne ainsi du modèle défini par Hazel et Augustus, et marque ainsi son originalité. L'histoire est plus autour de Maddy, de sa libération et de sa découverte du monde, de la vraie vie, que de sa maladie, ce qui est légèrement plus optimiste. Et indéniablement un peu plus original.

Le problème, c'est que l'intrigue a beau être assez originale ( enfin, restons relatifs ), je me suis un peu ennuyée. Ce n'est pas que je ne sois pas rentrée dans l'histoire. En fait, l'intrigue est vraiment hyper prévisible. Pendant tout le roman j'étais certaine de ce qui allait se passer, et je ne me suis pas trompée. Il y a juste eu, vers la fin, un rebondissement inattendu, mais dès qu'il s'est amorcé, j'ai re-deviné la suite, encore une fois avec exactitude. Donc forcément, ça gâche un peu le plaisir.
Le pire, c'est que ce livre aurait pu être complètement fascinant et hyper addictif. L'histoire avait assez de charme pour que je ne m'ennuie pas non plus comme un rat mort, mais cela aurait pu être tellement... plus.

J'ai beaucoup aimé le style de l'auteur, très dynamique. Les émotions sont là et la mise en page est très dynamique, donne envie de continuer à lire. Les petits dessins, les extraits de carnets... rendent le tout vraiment agréable à lire. Le tout est fluide et rapide à lire, et le niveau d'anglais est vraiment très accessible. C'est donc un roman idéal pour ceux qui désirent commencer la VO.

Côté personnages, ils sont tous attachants, mais rien d'extraordinaire non plus. J'ai beaucoup aimé Maddy et Olly, ils sont très sympathiques ( et tellement mignons ), mais je ne pense pas que je me souviendrai vraiment d'eux. Par contre, j'ai adoré Carla, qui est vraiment hyper attachante. La mère de Maddy m'a aussi beaucoup plu, grâce à sa réelle complexité.

Une bonne lecture, idéale pour ceux qui veulent commencer la VO. J'ai trouvé l'histoire plus originale que ce que je craignais un peu, mais l'intrigue était vraiment trop prévisible. Ce qui est dommage, parce que ç'aurait vraiment pu être un excellente lecture. 

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4/5

Norlande

Norlande par LeroyTitre : Norlande
Auteur : Jérôme Leroy
Traducteur : /
Editeur : Syros
Collection Rat Noir
Nombre de pages : 148
Résumé :
"Tout, finalement, est allé très vite après cette étrange conversation entre maman et moi à la cafétéria. C'était quelques mois avant que l'"événement" ne se produise, quelques semaines avant que l'Autre n'entre en scène.
Dans la mythologie norlandaise, le temps est circulaire, représenté par un serpent qui se mange la queue.
Depuis cette table, dans ma chambre de la clinique, jamais une image ne m'a semblé aussi juste.
L'"événement", l'Autre ont toujours été là. A attendre sur un point du cercle. Et c'est moi, nous, toute la Norlande qui allions à la rencontre de ce point sans le savoir et sans pouvoir l'éviter."

J'aurais pu passer devant ce livre sans l'emprunter, mais le titre a retenu mon attention et le résumé m'a finalement convaincue.

J'avoue que je ne connaissais pas du tout le massacre d'Utoya. Je vous conseille de vous renseigner sur Internet si vous ne connaissez pas, parce que c'est vraiment important, particulièrement dans le contexte actuel.
Ce massacre, perpétré en Norvège, est le sujet de ce roman. L'auteur transpose la tuerie dans un pays imaginaire, en romançant légèrement autour ( ça reste un roman )... Mais la situation politique, sociale de la Norvège est respectée.
Vraiment, j'ai appris beaucoup de choses en lisant ce livre. Je ne connaissais pas cette tuerie ( j'avais 10 ans quand elle s'est produite ), je ne connaissais pas tellement la Norvège... Ce fut donc une lecture très instructive.

Il y a un peu de suspens dans le livre, ce qui est toujours appréciable vu que ce n'était pas facilement intégrable dans ce type d'intrigue. C'est un très petit roman, qui se lit très facilement et rapidement. Même ceux qui n'aiment pas lire peuvent y trouver leur compte. C'est vraiment un livre à liure, ce serait dommage de s'en priver....
Un seul petit défaut de ce livre, c'est le manque ( qui reste léger, tout n'est pas dénué de sentiments ) d'émotions. C'est regrettable, mais, fondamentalement, ce n'est pas très pénalisant.

Les personnages sont assez attachants, mais aucun ne m'a vraiment marquée. La narratrice, cette jeune fille brisée, et sa mère elle aussi très atteinte, m'ont beaucoup émue, touché, mais sans plus. Elles ne sont pas inoubliables... Ce qui est plutôt dommage.

Une très bonne lecture sans gros défauts. Les personnages sont attachants, même s'ils ne sont pas marquants. Le sujet traité est important, et bien évoqué. C'est vraiment un roman à lire...

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5/5

dimanche 18 septembre 2016

Le temps des miracles

Titre : Le temps des miracles
Auteur : Anne-Laure Bondoux
Traducteur : /
Editeur : Bayard
Collection Millezime
Nombre de pages : 255
Résumé :
Lorsque les douaniers m'ont trouvé, tapi au fond d'un camion à la frontière française, j'avais douze ans et j'étais seul. Je n'arrêtais pas de répété "jemapèlblèzfortunéjesuicitoyendelarépubliquedefrancecélapurvérité".
Je ne savais pas que mon passeport était trafiqué, et en dehors de ces quelques mots, je ne parlais que le russe. Je ne pouvais pas expliquer comment j'étais venu du Caucase jusqu'ici, dans le pays des droits de l'homme et de Charles Baudelaire.
Surtout, j'avais perdu Gloria. Gloria Bohème, qui s'était occupé de moi depuis que ma mère avait disparu. Avec elle, j'avais vécu libre, malgré la guerre, malgré les frontières, malgré la misère et la peur. Elle me manquait terriblement, mais j'ai toujours gardé l'espoir de retrouver cette femme au cœur immense, qui avait le don d'enchanter ma vie.

Ca faisait longtemps que je me disais qu'il fallait que je lise ce livre, ce que j'ai finalement ( enfin ! ) fait. Et franchement, je ne le regrette pas une seule seconde.

Ce n'était pas le premier roman de Anne-Laure Bondoux que je lisais. Quand j'étais plus jeune, j'avais beaucoup aimé Le Destin de Linus Hoppe et La Seconde Vie de Linus Hoppe, ainsi que la Princetta et le Capitaine. J'ai aussi lu, plus récemment, Tant que nous sommes vivants, que j'avais adoré.

J'ai retrouvé avec plaisir la plume d'Anne-Laure Bondoux, très belle, sensible et poétique. L'histoire est vraiment portée par ce style qui transmet parfaitement les émotions des personnages et qui contribue à nous happer. Bon, techniquement, ce ne fut pas une grosse surprise, je m'y attendais un peu ( c'est quand même mon cinquième roman de cet auteur ! ).

J'ai appris pas mal de choses, j'avoue que je ne savais quasiment rien de la situation du Caucase dans les années 2000. Comme vous le savez sûrement, j'adore apprendre des choses durant mes lectures, c'est un point toujours non négligeable.
C'est un roman rapide, qui se lit vite, mais qui est très prenant. Je l'ai dévoré en une matinée ! L'histoire est très prenante, poétique et triste à la fois. Pourtant, il y a un message très fort d'espoir qui se dégage de cette lecture.
Les multiples péripéties, le suspens léger qui accompagne l'histoire, tout ça rend ce livre addictif.
Quant à la fin... elle est incroyablement touchante et triste, même si elle reste teintée de la même dose d'espoir que le reste du roman. ( je pense que vous avez tous compris que j'ai pleuré comme une madeleine ).

Les personnages sont très attachants, particulièrement Koumaïl/Blaise, qui, avec ses yeux d'enfants, pose sur le roman une touche d'innocence et de sensibilité. Les personnages secondaires croisés en cours de route sont aussi tous extraordinaires, tous tellement humains... Mais mon personnage préféré reste Gloria. Elle est incroyablement complexe, profonde, combative, attachante... Elle est juste... wouah. Pour moi, c'est LE point qui fait tout le charme du livre/

Une très belle lecture, sensible, belle, poétique, triste mais avec de l'espoir pour illuminer tout ça. Gloria a été un personnage coup de coeur et la fin est tout simplement bouleversante... Ce livre est à ne pas manquer !

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5/5

samedi 17 septembre 2016

Orgueil et préjugés et zombies

Titre : Orgueil et préjugés et zombies
Auteur : Seth Grahame-Smith
Traducteur : Laurent Bury
Editeur : Flammarion
Pas de collection particulière
Nombre de pages : 317
Résumé :
'Orgueil et préjugés et zombies', c'est la rencontre délirante entre le roman culte de Jane Austen et... des milliers de morts-vivants. Le résultat : un livre qui pour les trois quarts est du pur Jane Austen, le récit des intrigues matrimoniales qui animent le petit village anglais de Meryton, et notamment la famille Bennet, laquelle a cinq filles à marier ; le quart restant, ce sont les zombies, qui attaquent inlassablement les habitants de ce paisible village. Car, dans cette version azimutée d''Orgueil et préjugés', une terrible calamité s'est abattue sur l'Angleterre : les morts se sont réveillés et en veulent terriblement aux vivants. Non contentes de trouver un mari, les demoiselles Bennet doivent se défendre contre les zombies, autrement dit les 'innommables' ; entre deux tasses de thé chez le châtelain voisin, elles sortent leurs dagues et massacrent allègrement les suppôts de Satan.

Après l'avoir vu apparaître sur la chaîne de plusieurs Booktubeurs ( dont malheureusement, je ne me rappelle plus les noms ), je me suis peu à peu laissée tenter, d'autant plus que j'avais plutôt bien apprécié la version orginale, Pride and Prejudice ( malgré l'anglais plutôt difficile ! ) . Aussi, après une recherche minutieuse, j'ai fini par le dénicher à la médiathèque. Et je l'ai enfin lu ! Il s'agit de ma 84eme lecture pour le 4eme challenge de la Littérature de l'Imaginaire.

Je ne pensais pas que l'auteur collerait autant au texte original : bien que je n'aie pas non plus vérifié, le style est le même ( pour autant que je puisse en juger, parce que je me rappelle de la version VO, moi ). Ce qui n'était pas désagréable, bien au contraire. Le vocabulaire, la diversité, la richesse... j'ai beaucoup apprécié tous ces aspects.

Donc, comme je le disais, Seth Grahame-Smith a vraiment voulu coller au texte original. Et du coup il modifiait seulement des groupes de mots, ajoutait ou enlevait quelques phrases... rien de plus. Et rien qu'en faisant ça, c'est impressionnant à quel point ça change le texte.
Mais je trouve qu'il a finalement trop voulu coller au texte, ce qui a donné quelques bizarreries et exagérations. Notamment qu'en Elizabeth, faisant une démonstration de combat contre des ninjas, mange leur coeur.
Je trouve que c'était légèrement superflu.

Bon, je vais revenir aux personnages, mais j'ai tellement de choses à dire que ça part un peu dans tous les sens... :)
Elizabeth, donc. Autant je l'avais appréciée dans la version originale, autant là, elle ne m'a pas du tout plu. Ok, c'est une guerrière, une warrior, une femme qui se prend en main, bref quelqu'un de vraiment classe, mais bon, elle en devient carrément froide et insensible. Le truc avec le coeur des ninjas, ça passe pas.
Jane a légèrement évoluée dans mon opinion, elle est moins nunuche dans cette version-ci ( même si elle reste très gnan gnan ), donc je l'ai légèrement préférée. Mary m'a l'air plus effacée dans cette version-ci, enfin du coup je l'ai aussi légèrement préférée. Par contre, Kitty et Lydia n'ont pas évolué dans mon opinion.
Darcy n'a lui aussi pas bougé, c'est le personnage que j'ai le plus apprécié ici.

L'intrigue suit le même chemin que la version originale, forcément. Cependant, les zombies la dynamisent un peu, si bien que le tout est plus prenant que le roman de Jane Austen. J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre, malgré quelques aberrations ( du genre ce qui arrive à Lydia à la fin. Je suis désolée, le comportement de cette fille, toute stupide qu'elle soit, ne colle pas vraiment à ce qui est finalement son destin ). J'ai donc dans l'ensemble passé un bon moment.

Une bonne lecture avec ce roman qui revisite un classique de Jane Austen. Je lis peu de romans de zombies, mais tous les ingrédients du genre étaient réunis tout en changeant au minimum la version d'origine. Cela entraîne quelques petites choses embêtantes, mais dans l'ensemble rien de très gênant. Les personnages ont du coup un peu évolué dans mon opinion, mais plus souvent en bien qu'en mal... C'est un livre que je recommande. J'ai du mal à dire s'il est mieux de le lire avant ou après la version d'origine, mais je pense que cela importe peu, du moment qu'on ne commet pas l'erreur de remplacer la lecture de ce livre, certes divertissant mais qui n'est qu'une reprise, par la version du XIXeme siècle.


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Ces 3 sagas dont j'étais vraiment fan

Bonjour !

Aujourd'hui, j'avais envie de vous faire un article un peu différent de d'habitude ( histoire de ne pas rattraper mes chroniques de retard ). Cela faisait pas mal de temps que j'avais cette idée en tête et je suis vraiment ravie de vous présenter cet article.

Comme vous le savez ( ou pas ) , l'envie de créer un blog de lecture m'est venue en 2012, après avoir découvert un article sur le blog Les mondes de Clem dans Science et Vie Junior. Malheureusement, par manque de temps, j'ai rapidement abandonné le blog. Fin 2014, j'ai essayé d'y revenir, mais là encore sans succès. Disons que je n'avais pas encore appris à ménager une case "blog" dans mon emploi du temps. Du coup, j'ai re-laissé tomber. Et puis, début juillet 2015, l'envie m'est revenue. Ce coup-ci, j'ai changé drastiquement d'approche : au lieu d'enchaîner chroniques sur chroniques, j'ai fait des articles plus diversifiés, j'ai aussi changé ma manière de rédiger. Et puis, contrairement aux tentatives précédentes, j'avais envie de m'ouvrir aux autres blogs de lecture, au lieu de rester dans mon coin. Et c'est comme ça, réellement comme ça, que je suis devenue une blogueuse littéraire. Je n'ai jamais lâché le blog, depuis.
Une fois fini ce petit historique bien barbant, qui n'a pas grand chose à voir avec el sujet mais qui servait à introduire un peu de temporalité, passons au réel sujet de mon article.
Evidemment, avant d'ouvrir mon blog et/ou d'être assidue dessus, je lisais déjà beaucoup.
Enormément. Et j'ai découvert nombre de livres qui ont bercé mon enfance/pré-adolescence. Bien sûr, il y a les sagas Harry Potter, Tara Duncan, Oksa Pollock, mais je pense que je les ai déjà évoquées et que tout le monde les connait ( au moins la première saga, enfin j'espère pour vous ). Et justement, aujourd'hui, j'ai envie de vous présenter 3 sagas dont je n'ai jamais parlé ici, mais dont j'étais complètement fan et que j'ai relu à plusieurs reprises ( mais pas autant que les Harry Potter, hein ).

Tom Cox, de Franck Krebs

On commence avec une série que j'ai adoré quand j'avas 8 ou 9 ans ( oui, ça remonte loin ). D'ailleurs, je commence par celle-ci parce que je l'avais un peu effacée de mon esprit jusqu'à retomber dessus en cherchant des livres à la médiathèque.
Bon, on va pas se mentir. Tom Cox, c'est une série de 8 tomes ( en fait, en théorie il y en a 7, mais le dernier est divisé en 2 parties ), et c'est un Harry Potter à la française. Mais genre, vraiment. Même si à l'époque je n'avais pas forcément le recul pour me dire " c'est vraiment trop proche de Harry Potter ". Bon, en même temps, ma première lecture d'Harry Potter était pas si lointaine, et j'étais en adoration devant tout ce qui me rappelait ma saga coup de coeur. Mais c'était vraiment un copier-coller. Après je ne critique pas, je rappelle que j'étais complètement fan à l'époque. Je constate, c'est tout. En fait, l'auteur a pris Harry Potter, l'a changé de physique, l'a rendu français et lui a donné des parents, avant d'effacer Poudlard pour remplacer ça par des voyages dans le temps. C'est tout. Après, la dimension voyage dans le temps est vraiment hyper plaisante parce que j'ai appris plein de choses et que c'était passionnant. Le monde reste très prenant et très bien construit.
Mais globalement, c'est le même schéma narratif, le même type de héros, le même méchant ( avec un nom différent et un physique, comme on peut le voir sur la couverture du 7, franchement ressemblant à celui de Voldy ).
Encore une fois, je ne critique pas, je préviens juste.
Après, la fin s'écarte bien du modèle HP, et je vous jure, elle est hyper frustrante, c'est aussi pour ça que j'ai relu plusieurs fois la série.
C'est aussi la saga que je présente en premier car je ne la trouve pas spécialement intemporelle comme HP. Ca ne se lit pas à tout âge, c'est destiné à un public spécifique et je ne me verrai pas la relire maintenant. C'est aussi pour cela que je la présente en premier.
Franchement, je la conseille à des grands fans d'HP, qui veulent trouver un homologue français. Après, passé 14-15 ans, je pense qu'on ne ressent plus la même chose.
Donc voilà, j'ai écrit un pavé là-dessus. Mais vraiment, c'est une saga qui a été chère à mon coeur, que j'ai un peu zappée avec le temps mais qui fait partie de mon patrimoine de lectrice.

Autant il m'a paru logique de commencer par Tom Cox, autant j'ai du mal à décider par laquelle continuer, et laquelle finir. Sachez que toutes les deux sont aussi chères à mon coeur l'une que l'autre, qu'elles ont été des coups de coeurs intersidéraux ( encore une fois, moins qu'Harry Potter, mais on se comprend : HP, c'est impossible à égaler ).

Donc je vais commencer par celle que j'ai relu le plus récemment, histoire de rompre un peu la chronologie. Donc, la dernière fois que je l'ai relue, c'était en avril 2014. J'avais presque 13 ans, et je pense que si je la relisais encore aujourd'hui, le charme opérerait toujours de la même manière.